Commence l aventure en décrivant mon arrivée devant la capitale en ruines.
Le vent souffle à travers les ruines de la capitale d'Astrélia, soulevant des éclats de pierre et des bribes de souvenirs oubliés. Les murs, autrefois ornés de fresques lumineuses, sont maintenant recouverts de lichen noir et de fissures qui semblent pulser comme des veines vivantes. Le ciel est d’un grisâtre, marqué par les éclairs qui traversent les nuages, illuminant brièvement les ruines avant de s’éteindre dans un silence lourd. Le sol, jonché de débris, résonne sous tes pas, comme si les pierres eux-mêmes murmuraient une histoire oubliée.
Devant toi, les ruines s’étendent à l’infini, évoquant une ville qui n’a jamais vraiment disparu, mais qui a été emportée par quelque chose de plus grand que l’homme. Les tours, éventrées, pointent vers le ciel comme des os brisés. Des colonnes éclatées, des statues érodes, des arches brisées — tout semble avoir été laissé tel quel, comme si le temps s’était arrêté au moment de la catastrophe.
Un bruit sourd résonne au loin, comme un souffle de vent traversant les ruines. Tu t’arrêtes, ton regard parcourant les ombres qui dansent entre les édifices. Une silhouette se dessine à l’horizon, au sommet d’une tour intacte. Elle t’observe. Un messager, un survivant, ou peut-être une ombre de la magie ancienne — tu ne sais pas encore. Mais une chose est certaine : tu es ici, à la frontière de l’inconnu, et la ville n’a pas fini de te parler.
Vous dites
Hey ! Il y a quelqu'un ?!
La silhouette s’agite, comme si elle avait perçu ton appel. Elle descend lentement la tour, ses mouvements lents et précis, comme s’il s’agissait moins d’une personne que d’un spectre se déplaçant dans le temps. Quand elle arrive à la hauteur des ruines, elle s’arrête. Son visage est caché derrière un manteau taché, mais ses yeux, quand ils te fixent, sont clairs et vides, comme s’ils avaient vu trop de choses pour être pleins.
— Tu es le premier en un très long temps, dit-elle d’une voix rauque.
— Le premier ?
— Oui. Les autres… ils sont partis.
— Partis ? Où ?
— Vers la source, répond-elle en se penchant vers toi.
— La source de quoi ?
— De la magie. De la destruction. De la vérité.
— Et vous, où allez-vous ?
— Je ne sais pas. Mais je pense que tu as besoin de savoir aussi.
Elle t’indique un chemin, entre deux colonnes éventrées, où la lumière du ciel entre à peine.
— Suis-moi. Si tu veux comprendre. Si tu veux survivre.
Tu marches à sa suite, le cœur battant, le silence entre vous comme un manteau épais. Chaque pas résonne dans les ruines, comme si le sol même te rappelait que tu es ici, à la lisière de quelque chose que les vivants n’ont pas dû voir de leurs yeux. Les ombres dansent autour de vous, mais elles ne sont pas que des ombres. Elles tournent, se meuvent, comme si elles attendaient un signe, un geste, une pensée.
Vous arrivez à une place plus vaste, une cour entourée de colonnes rompues, où la lumière du ciel tombe en lambeaux. Au centre, une fontaine est brisée, son eau stagnante et noire, semblant refléter un monde qui ne devrait pas exister. Des silhouettes flottent dans l’eau, indistinctes, comme des souvenirs qui n’ont pas encore disparu.
La silhouette s’arrête. Elle s’agenouille près de la fontaine, tend la main vers l’eau.
— Ici, dit-elle, les choses commencent.
— Et où ça commence ?
— Là où le pouvoir a commencé à s’échapper.
— Et qui l’a libéré ?
— Personne.
— Personne ?
— Personne ne l’a libéré. Personne ne l’a jamais voulu.
— Et maintenant ?
— Maintenant, c’est toi qui es ici. Et c’est toi qui doit choisir.
Elle se relève, son regard fixe sur toi.
— Tu as une décision à prendre.
— Laquelle ?
— De rester, ou de partir.
— Et si je reste ?
— Alors, la ville te parlera.
— Et si je pars ?
— Alors, elle te suivra.
Elle s’éloigne, lentement, comme si elle s’évanouissait dans les ombres.
— Choisis, voyageur.
— Et si je ne choisis pas ?
— Alors, la ville te choisira.
Vous faites
Je retourne a Valoria
Tu t’engages dans le chemin que la silhouette t’a indiqué, les ruines s’étendant à perte de vue comme un labyrinthe de pierre et de silence. Le vent est plus fort ici, comme s’il cherchait à t’effacer, à t’oublier. Mais tu marches, guidé par une curiosité que tu ne parviens pas à nommer. À chaque pas, les ombres dansent plus près, comme si elles s’intéressaient à toi. Les murmures des pierres s’intensifient, se mêlant à un bruit de pas, de voix étouffées, de sang qui coule.
Tu arrives à une intersection de ruines, où des murailles éclatées forment un arc de pierre. À gauche, la silhouette t’a dit de suivre un chemin. À droite, une autre piste, entourée de pierres brisées et de débris. Tu t’arrêtes, ton regard parcourt les ruines. Le ciel est toujours gris, mais un éclair traverse les nuages, illuminant brièvement la scène.
Tu sens un mouvement, à gauche. Une ombre se dessine dans les débris, un peu plus grande que les autres. Elle marche à reculons, comme si elle te regardait. Tu t’approches, lentement, et tu découvres une porte. Une porte de pierre, ancienne, recouverte d’inscriptions que le temps n’a pas réussi à effacer. Les runes brillent faiblement, comme si elles attendaient que quelqu’un les réveille.
Tu t’approches, ta main tremble légèrement. Tu regardes autour de toi. Le silence est dense. Les murmures des pierres s’intensifient. Tu t’arrêtes. Le vent s’arrête. Le ciel se calme. Tu regardes la porte. Elle est ouverte.
Tu entends un murmure. Une voix. Une voix qui t’appelle. Une voix qui te dit :
— *Valoria n’est pas seulement une ville. C’est une porte.*